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Johane Alexie........ Pour une musique de toutes les couleurs |
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Johane Alexie bouscule l'Audimat
Quels ont été vos début ? J'ai d'abord été danseuse puis avec Gaêtano j'ai entamé pour la première fois une carrière de chanteuse avec mon premier titre "Mélancolie".
Comment précisément vivez-vous cela ? Bien dans l'ensemble. j'ai une mère qui me soutient dans mon effort et mon travail. Je désirerais élargir mon répertoire à l'image de notre culture riche et intense. Jusqu'à présent j'ai chanté dans les discothèques et night-clubs...avant de faire l'album Intens' qui a très bien marché. Il m'a lancé. Puis je suis entré chez Atis-Productions ou j'ai participé sur le vwel volume 2.
Que représente pour vous ce métier ? c'est une passion indéfinissable. Le fait d'être une femme contribue au succès. Le charme, la prouesse, la perspicacité, nous encouragent, nous poussent vers l'essentiel. Il y a dans ce domaine énormément de choses à faire. La persévérance est de mise, car le marché est saturé, tout le monde frappe à la porte des producteurs ......les bons produits sortent au goutte à goutte.
Pensez vous qu'il y ait encore quelque chose à faire dans la chanson proprement antillaise ? Tout à fait, il y a de nouveaux style à apporter, de nouvelles créations à envisager. On ne dois pas s'endormir sur ses lauriers. Les reprises peuvent être bonnes mais il ne faut surtout pas en abuser, au risque de sombrer dans un système linéaire, répétitif et ennuyeux. Le chant est avant tout un art et la mélodie doit avant tout l'accompagner dans toute sa diversité.
Quels sont vos projets ? Un album solo d'ici le mois de juin, chez Atis-Productions. Je suis très ouverte à cette proposition, je prépare parallèlement quelques tournée notamment à Nantes.
Comment voyez vous l'avenir ? Je me félicite de l'initiative des mouvements des artistes et musiciens antillo-guyanais qui promet de bonnes perspectives en matière de connaissance et de meilleurs compréhension de la musique antillaise. C'est l'essentiel pour la survie de la culture de notre communauté. En ce sens, l'avenir ne peut être que prometteur.
Chantal Guionet AMINA - mai 1998
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Comment êtes vous devenue chanteuse ? Tout a commencé vraiment par hasard. A l'époque ma mère écoutait énormément la radio et participait à des jeux dont les cadeaux étaient souvent des albums. Un beau jour, elle gagne un album dédicacé d'un jeune chanteur du nom de Gaëtano qui faisait ses débuts. En allant chercher sa dédicace elle sympathise et apprend qu'il est à la recherche d'une danseuse pour l'un de ses spectacles. Or je sais danser, il suffisait que je réalise une chorégraphie pour l'une de ses toute nouvelle chanson 'Femm' antillaise bel". Elle lui a plu, il m'a engagé!.
Dès cet instant ma traversée dans le monde artistique a commencé et j'ai dansé régulièrement pour lui dans des lieux comme "La pointe des Antilles" et dans presque toutes les boites de nuit. Nous avons eu l'occasion d'être invité de nombreuses fois sur les ondes radiophoniques.
Lors de l'une de ses invitations, l'animateur radio a attiré mon attention sur mes capacités musicale mais cette fois en tant que chanteuse. Il m'arrivait comme tout le monde de chanter dans ma salle de bain mais je n'avais eu l'opportunité de chanter sur scène. Il m'a conseiller de m'y mettre juste histoire d'essayer. j'avais un vieux métronome et je me suis prise au jeu en composant une chanson que j'ai intitulé "Mélancolie". Gaëtano m'a présenté à Philippe Guez, ingénieur du son qui y a apporté sa griffe, me permettant de participer à la Biennale des jeunes artistes d'outre mer au parc floral de Vincennes en 1992, de laquelle j'ai été sélectionné 8ème sur 100 maquettes présentées.
J'ai alors commencé à évoluer indépendamment de Gaëtano, je n'avais pas d'album, possédait peu de moyen et travaillais uniquement sur cassette. Je chantais toujours en semi-live, chantant réellement sur la musique qui m'accompagnait. Et puis les choses devinrent plus sérieuses lorsque Gaëtano me proposa de participer sur l'album qu'il était en train de préparer avec la participation d'un autre artiste , Jean Pierre Montredon. Par son biais j'ai donc fait la connaissance de Philippe Pauvrez, producteur d'Atis -Productions qui m'a donné la possibilité de participer par la suite à l'album "Vwel ", puis à l'album de Média Tropical "Megatone" et ensuite de pouvoir réaliser mon premier album solo, "A deux".
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